Pierre de lune

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Auprès de moi toujours de Kazuro Ishiguro

Classé dans : Littérature — 16 octobre, 2011 @ 6:26

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 Un roman effrayant, vertigineux et dérangeant : « Auprès de moi toujours » de Kazuro Ishiguro.

  »Auprès de moi toujours » décrit un univers totalilaire avec subtilité. l’auteur dans ce roman laisse certaines choses voilées et souffle à peine les réponses au lecteur. 

La narratrice, qui est l’héroïne du roman, a été fortement marquée par son enfance et adolescence vécues au sein d’un pensionnat et passe en revue tous ses souvenirs. Une grande force émotionnelle teintée de nostalgie et de poésie se dégage du récit. L’analyse psychologique est intéressante.

Ce qui est terrible dans ce roman c’est le thème de la résignation et la capacité de certains à réussir à faire accepter aux autres l’inaceptable. On retrouve aussi le principe de la double pensée : « J’étais au courant sans vraiment l’être ». 

la piel que habito de Pedro Almovodar

Classé dans : Cinéma — 16 octobre, 2011 @ 6:14

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Des émotions fortes pour ce film très réussi de Pedro Almodovar. On se retrouve plongé dans une atmosphère assez étrange. Au début, on ne comprend pas tout. Mais pas de panique et un peu de patience, des retours en arrière bien orchestrés finissent par arriver et permettent de mieux saisir l’intrigue.  A voir absolument.

Du spirituel dans l’art au XXème siècle (Partie III) : L’expressionnisme

Classé dans : Art,Peinture — 31 juillet, 2011 @ 8:10

L’expressionnisme : Le fauvisme, Die Brucke (le pont), Der Blauer Reiter (Le cavalier bleu)

Lorsqu’il est question d’art moderne, il subsiste une difficulté pour le situer dans le temps. Pour certain l’art moderne débute avec Monet. Pour d’autres, c’est Manet le percusseur de l’art moderne. D’autres encore estiment que l’art moderne débute avec le fauvisme. Cependant, on peut quant même différencier l’art moderne de l’art contemporain dont on fait souvent l’amalgame. L’art moderne est un art qui utilise du vieux pour faire du neuf. On retrouve dans l’art moderne une influence et/ou même une filiation avec ce qui s’est déjà fait, mais avec une touche de nouveauté. On retrouve un même univers, mais avec des matériaux nouveaux. On peut suivre une évolution des formes et des couleurs d’un mouvement à l’autre. En revanche, l’art contemporain est en totale rupture avec ce qui s’est déjà fait. Dans l’art contemporain, l’artiste revendique individualité et originalité. 

Dans cette troisième partie, il sera abordé trois mouvements importants d’art moderne qui ont marqué le XXème siècle : Le Fauvisme, Le Pont (Die Brucke) et Le Cavalier Bleu (Dier Blauer Reiter). 

I. – Le fauvisme 

Le fauvisme a été un mouvement fulgurant puisqu’il n’a duré que deux ans (de 1905 à 1907), mais fort intéressant. Van Gogh avait déjà un peu « pressenti » ou « annoncé » le fauvisme à la fin du XIXème dans son naturalisme où il s’était essayé dans ses tableaux à des mariages risqués de dorés très lumineux avec des bleus profonds, ce qui aurait pu paraître excentrique et de mauvais goût aux yeux des artistes de son époque. 

C’est au salon d’automne 1905 que le fauvisme est entré en scène pour la première fois et a pu se faire connaître du public. Il est caractérisé par des tableaux qui ressemblent à des esquisses. Le travail paraît inachevé, les traits sont grossiers et les couleurs sont sans nuance et agressives. Les artistes ont voulu saisir et fixer sur la toile l’expression du moment. Les tableaux sont de petit format et réalisés rapidement. La spontanéité est présente dans cette peinture.

Voici quelques oeuvres :

Du spirituel dans l'art au XXème siècle (Partie III) : L'expressionnisme dans Art Matisse_Self-Portrait_in_a_Striped_T-Shirt_1906                                            vlaminck_derain dans Peinture

Présenté ici à gauche un autoportrait de Matisse et à droite un Portrait de Derain par Maurice de Vlaminck. Ces tableaux sont porteurs de renouveau dans le traitement du portrait. On remarque une décontraction dans la posture et dans les vêtements (Matisse porte un genre de pull à rayures et Derain une simple chemise sans veston). Le peintre n’a pas cherché à travailler les traits du visage et s’affranchit du portrait réaliste. Il a voulu saisir simplement l’expression de l’instant. 

Ici une femme allongée de Matisse. On retrouve une décontraction dans la posture et des coups de pinceaux à la va-vite. Une certaine lascivité et langueur a été saisie et restituée dans ce tableau.

Ci-après, un port par Derain :

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Vlaminck nous offre ci-dessous des paysages fauves, chacun dans un style différent. Celui de droite avec le doré des blés n’est pas sans rappeler Van gogh :

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Ci-après Matisse :

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A gauche, une toile intitulé « Fenêtre sur Tanger ». Matisse applique des couleurs (bleu, rouge, orange, blanc) à l’état pur, à même la toile. A droite c’est le rouge qui est utilisé à profusion. Même Van Gogh n’avait pas osé.

Voici un texte de Nietzsche tiré de son essai « Le crépuscule des idoles » :

Beau et laid. Rien de plus relatif, ou disons, de plus borné, que notre sentiment du beau. A vouloir le considérer indépendamment du plaisir que l’homme prend à l’homme, on perd aussitôt pied. Le « beau en soi » n’est qu’un mot, pas même un concept. Dans le beau, l’homme se prend pour mesure et critère la perfection ; dans des cas extrêmes, c’est lui-même qu’il y adore. Une espèce ne aurait faire autrement que s’accepter ainsi, que se dire « oui » à elle-même et à elle seule. Jusqu’à ces hauteurs sublimes, on sent encore le rayonnement de son instinct le plus élémentaire, celui de la conservation et de l’expansion du moi. L’homme croit que le monde regorge de beauté… Il s’oublie, il oublie que c’est lui seul qui a conféré au monde sa beauté mais hélas, une beauté seulement humaine, trop humaine… Au fond, l’homme se mire dans les choses et tient pour beau tout ce qui lui renvoie son image. Le prédicat « beau » exprime « la vanité de l’espèce ».

Dans cet extrait, Nietzsche critique l’art académique et souligne la subjectivité du « beau ».  Il laisse entendre que le beau ne devrait pas être basé sur des critères de perfection mais sur ce qui apporte quelque chose, ou procure un plaisir personnel. D’après Nietzsche, l’homme oublie que si la beauté existe ce n’est que parce que lui-même  a décrété que telle chose est belle. Par ailleurs, Nietzsche estime que la notion de beauté n’est qu’un miroir dans lequel l’être humain se contemple. Le monde est donc beau soit parce que l’homme est beau lui-même, soit parce que, par vanité, il se trouve beau.

II. – Die Brücke (Le pont)

Le pont (Die Brücke) est un nouveau mouvement allemand (1905). Il a pour chef de file Kirchner. Le nom du mouvement fait référence à une citation de Nietzsche : « Ce qu’il y a de grand en l’homme c’est qu’il est un pont et non un but, ce que l’on peut aimer en lui c’est qu’il est une transition ». Le philosophe allemand souligne l’importance de la transition, autrement dit du changement. C’est justement ce que les artistes du mouvement Die Brücke ont tenté de faire. Leurs œuvres constituent une critique de la société allemande et ont cherché un certain primitivisme. Par-delà les apparences, le Die Brücke est une tentative d’affronter l’expressivité comme lieu de vérité pour sensibiliser les consciences et provoquer le changement. On retrouve dans le Die Brücke les caractéristiques du fauvisme avec des représentations esquissées et des couleurs violentes. Toutefois, au-delà de ces similitudes, la peinture devient par ailleurs un moyen de dénoncer les injustices et une société qui se retranche derrières les apparences et la superficialité. On ressent à travers les œuvres un ardent désir d’authenticité et d’humanité.   

  

A gauche un tableau de Kirchner présentant des hommes habillés en costumes sombres. Ils se ressemblent tous. Ils paraissent appartenir à une classe aisée mais ont l’air figés. Leur regard est plongé dans le vague. Ils ne sourient pas et les visages demeurent tristes et fermés. On a aussi l’impression qu’ils se trouvent confinés, enfermés dans une pièces exigüe. Un sentiment d’étouffement se dégage de l’oeuvre à l’image de la société allemande de l’époque basée sur le conformisme et les apparences. Dans le même ordre d’idée, à droite, Kirchner presente des femmes mondaines qui ont l’air assez superficielles avec col à fourrure et chapeau à plume. Elles font penser à des épouvantails.

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 Schmidt-Rottluff utilise le thème du masque et aussi celui du miroir pour également dénoncer une mise en vitrine trompeuse et obsessionnelle des apparences dans la société. 

Les artistes du Die Brücke vont encore plus dans leur critique de la société allemande. Ils prennent plaisir à peindre des toiles présentant des baigneurs. Ces tableaux à l’époque ont été quelque peu dérangeants. Ce n’est pas de représenter la nudité qui a choqué, mais le fait de présenter des personnages se prélassant et prenant du bon temps dans un pays touché de plein fouet par une crise économique et dont le mot d’ordre était le travail. Les exigence patronales  étaient d’ailleurs très dures et les salariés étaient soumis à une pression très lourde. Plusieurs artistes se sont lachés dans leur aspiration à une société plus libre, plus juste, où le repos et les congés seraient non seulement un désir naturel mais un droit fondemental. Voici des tableaux dans l’ordre de Max Pechstein, Karl Schmidt-Rottulf et Ernst Ludwig Kirchner.

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Il est intéressant de remarquer que l’on peut touver une ressemblance du tableau de Kirchner (à gauche) avec les baigneuses de Paul Cezanne. 

Ici Kirchner met en scène «  La femme à l’ombrelle » (avec peut-être une influence de Matisse qui nous avait offert une belle toile « Le bleu nu »).

 

Sur ce tableau, on note que la toile est « coupée » en deux. Une ligne diagonale sur la hauteur sépare des scènes rupestres d’une femme nue. La séparation est accentuée par l’ombrelle japonaise que la femme tient. On a le sentiment que la femmme tente de se protéger et de se mettre à l’écart.  Kirchner a sans doute voulu montrer une opposition entre le raffinement symbolisé par l’ombrelle japonaise et la violence représentée par les scènes rupestres qui semblent être une menace, mais dont il faut se protéger.

 Ci-dessous,   »Marcella » de Kirchner. Une représentation tragique mais criante de vérité :

 

Dans ce portait, on constate une dominante de la couleur jaune. Le corps est blanc, très froid, et inachevé. On se trouve devant un personnage mi-femme et mi-enfant. Le visage est simple esquissé mais très expressif. Un maquillage excessif est également suggéré, mais le nœud dans les cheveux rappelle l’enfance.  La verticalité du tableau (barre noire) souligne la position du personnage un peu en biais. L’assimétrisme des épaules donne une impression de malaise. Malgré les couleurs vives du tableau, une certaine mélancolie se dégage du personnage. Le visage triangulaire apparaît comme un masque qui étouffe. Cette oeuvre est un regard  sur le thème de l’enfance bafouée, et l’innocence perdue. Ici les couleurs criardes soulignent le côté tragique de l’œuvre. La beauté se retrouve dans ce qui est au plus juste de la vie et au plus près de la vérité.

  III. – Der Blaue Reiter (Le cavalier bleu)

 Le mouvement du cavalier bleu se forme autour de Kandinsky en 1909. On retrouve un peu certaines des caractéristiques du fauvisme et du Die Brücke (couleurs vives, toiles réalisées rapidement) mais on sent qu’un élan vers l’abstraction est amorcé. Par ailleurs dans le Der blaue Reiter, ce n’est plus l’expression du moment que les peintres veulent saisir mais une atmosphère. Les œuvres se présentent comme une invitation vers un autre monde, une autre vie. Le titre du mouvement « Le cavalier bleu » a été choisi avec Franz Marc dont Kandinsky dira car « nous aimions tous les deux le bleu, Marc aimait les chevaux, moi les cavaliers ». On peut rappeler également que pour Kandinsky le bleu representait l’élévation spirituelle. Le cheval quant à lui pourrait représenter un moyen pour passer d’un monde à l’autre, celui du concret vers l’abstrait. 

  

Tableau de Frantz Marc représentant un cheval bleu et à droite la couverture de l’almanach  qui regroupait les oeuvres des artistes du mouvement du cavalier bleu. 

Le peintre Jawlensky s’est essayé à des portraits qui tendent vers l’abstraction :

    

 

Toujours Jawlensky ci-dessus avec un paysage qui fait penser aux peintures fauves mais qui présente un univers particulier où les couleurs paraissent danser sur la toile. Quelque chose de presque surnaturel et mystique se dégage de ces oeuvres.

Voici des oeuvres du peintre Macke  :    

  

                              

                                                 

Auguste Macke du bout de son pinceau crée des personnages longilignes dont les formes et les couleurs tendent à se décomposer  pour mieux « parler » au spectateur.

 Le peintre Frantz Marc quant à lui se distingue par ses représentations d’animaux. Il a peint beaucoup de chevaux bleus qui représentent élévation,  grandeur et la possibilité d’un passage vers une autre dimension. Il a égalemnet peint d’autres animaux  qui renvoient à des caractérisques de puissance, voire même de violence puisque parfois il utilise des couleurs comme le rouge et le noir. Il n’hésite pas à mettre en scène un monde tourné vers le naturel.  

 

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